Ringard l'accordéon ? Quand le jazz démontre le contraire...

Petit tour d'horizon des artistes qui ont contribué à dépoussiérer le "piano à bretelles"...

Musette et jazz, deux genres musicaux jugés longtemps irréconciliables, et pourtant... Dès la fin des années 30, l'accordéoniste belge Gus Viseur, au contact des guitaristes manouches, dont Django Reinhardt, faisait swinguer son instrument avec virtuosité. Une technique et un sens de l'improvisation dont atteste la compilation De Clichy à Broadway.

Alors que l'instrumentarium du jazz moderne puis du rock tend à ringardiser l'accordéon, réduit aux seuls bals populaires et à la trinité des VHA (Verchuren-Horner-Aimable), Marcel Azzola, accompagnateur des plus grands noms de la chanson française, donne un souffle nouveau à son instrument, jetant un pont vers le jazz, qui lui vaudra nombre d'hommages à sa disparition en janvier 2019.

Il faut cependant attendre les années 90 pour que l'accordéon gagne enfin ses lettres de noblesse et le respect du public et de la critique jazz. Il le doit à Richard Galliano qui, encouragé par l'Argentin Astor Piazzola, invente le New musette avec l'album éponyme pour lequel il est consacré Musicien jazz de l'année 1992 par l'Académie du Jazz.

Richard Galliano ouvre ainsi la voie à une foultitude de jeunes accordéonistes talentueux qui collaborent aux projets d'autres jazzmen, contribuant à enrichir et renouveler le style de l'accordéon jazz. Parmi ceux-ci, retenons Daniel Mille (L'attente), David Venitucci, sideman du contrebassiste Renaud Garcia-Fons dans La vie devant soi, sans oublier le jeune prodige multi-récompensé (Prix Django Reinhardt 2014, Victoires du Jazz 2014 et 2015) du jazz contemporain, Vincent Peirani.

 

 

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