La singulière tristesse du gâteau au citron

Le jour de ses 9 ans, la mère de Rose Edelstein lui confectionne un gâteau. Lorsqu’elle le goûte, une sensation étrange l’envahie : un sentiment d’abattement qui ne lui appartient pas. Au cours des repas suivants, l’expérience se reproduit, et la fillette comprend qu’elle possède un don : ressentir les émotions de ceux qui ont préparé les plats qu’elle mange.

Comme tout héros découvrant son pouvoir, la petite Rose est bouleversée par l’apparition de cette mystérieuse capacité dont elle ne sait pas quoi faire. Il lui faudra apprendre à connaître, analyser et garder pour elle-même les émotions contenues dans les plats préparés par les adultes : le désarroi, l’état amoureux, la solitude, des sentiments qu’elle peine à identifier du haut de ses 9 ans.

En s’appropriant son don, elle apprendra à vivre avec les doutes de sa mère, l’indifférence de son frère (adolescent brillant mais taciturne), et les difficultés de communication qui caractérisent son père.

Les mystérieux pouvoirs de la famille Edelstein que le lecteur découvre au fil des pages deviennent alors une métaphore pour évoquer des sujets ordinaires comme la fin de l’enfance et la complexité de la vie familiale, à travers ces quatre personnes se retrouvant chaque soir pour dîner sans réussir à vraiment se parler.

La singulière tristesse du gâteau au citron est un livre troublant, qui nous ramène d’une manière ou d’une autre à nos parcours personnels. Il se déguste lentement, comme un dessert un peu acide, adoucit par quelques notes de menthe ou de vanille.

Pour aller plus loin, vous pouvez relire ou réécouter la chronique diffusée par France Inter en juillet 2016.

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